
Surcharge administrative, difficulté à trouver des clients, à communiquer… De nombreux artistes et artisans s’installent en Puisaye et se lancent dans la création. Mais comment vivent-ils réellement ? Réunis au Campus MaNa à Champignelles, ils témoignent.
Par Mila Gosseaume
Publié le 28 avril 2026 à 11h00
Poterie, peinture, sculpture...Terre d’artistes et d’artisans, la Puisaye se distingue par le nombre de personnes qui s'y installent et développent une activité de ce type. Mais ces professionnels parviennent-ils à vivre sereinement de leur activité ? Réunis au Campus MaNa de Champignelles ce samedi 25 avril pour une journée qui leur était dédiée, les concernés tentent d’éclairer cette réalité. Celle d’un quotidien baigné de création et d’ambition, en ruralité.
Depuis trois ans, Anne-Laure Remeyse s'est installée à Saint-Privé en tant que tapissier d'ameublement et abat-jouriste. Une forme d'artisanat vers laquelle elle s'est tournée, souhaitant se reconvertir dans un métier manuel. "J'aime le côté tapissier qui est physique avec la garniture du siège, et l'autre partie qui touche à la déco, aux tissus, aux belles matières", sourit l'intéressée. Mais comment en vivre ? "Les revenus sont irréguliers, mais ce n'est que le début ! Pour trouver des clients, il y a le bouche-à-oreille et les marchés d'artisans.
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