Article d'Architecture cree - 15 décembre 2024
Situé au cœur de la Bourgogne, à Champignelles dans la région de la Puisaye, le Campus MaNa s’affirme comme un laboratoire unique où architecture, design, métiers d’art et innovation se rencontrent. Fondé en 2023 par Sophie et Thomas Dariel, ce centre conjugue une approche contemporaine de la création avec une réflexion approfondie sur le rapport entre bâti, nature et savoir-faire artisanal.
En seulement deux ans, il a accueilli plus de 200 participants venus de divers horizons, organisé de nombreux séminaires et favorisé la création d’emplois locaux, tout en s’imposant comme un acteur incontournable des métiers créatifs.
Une implantation au service de la créativité et de l’expérimentation
S’étendant sur 37 hectares mêlant forêts, prairies et espaces bâtis, le Campus MaNa offre un cadre naturel exceptionnel. Ce lieu favorise l’exploration architecturale et artistique grâce à des infrastructures soigneusement conçues, comprenant des ateliers techniques équipés d’un matériel de pointe, des résidences pensées pour offrir confort et créativité, ainsi que des espaces conviviaux propices aux échanges. Chaque bâtiment illustre une volonté d’intégration harmonieuse avec le paysage, traduisant une réflexion architecturale à la fois durable et esthétique. L’ensemble du site devient une source d’inspiration pour ceux qui cherchent à réconcilier architecture et nature.
Le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté et du Ministère de la Culture témoigne de la reconnaissance institutionnelle du projet, tandis que la certification Qualiopi garantit la qualité des formations proposées. Ce lieu reflète une vision éthique en réponse aux enjeux contemporains, qu’ils soient culturels, écologiques ou créatifs.
Un lieu de rencontres et de transmission
Le Campus MaNa se distingue par son atmosphère immersive, où échanges et collaborations sont au cœur de chaque activité. Les participants, qu’ils soient professionnels expérimentés ou amateurs éclairés, bénéficient d’un accès direct aux savoir-faire d’artisans et designers de renom. Les rencontres avec des figures telles que Jean-Charles de Castelbajac ou matali crasset, reconnues pour leur capacité à transmettre et à inspirer, enrichissent ces expériences.
L’environnement joue également un rôle essentiel dans cette dynamique. La nature environnante, omniprésente, devient une ressource pour nourrir les projets, tandis que la gastronomie locale, alignée sur les principes de durabilité, complète une expérience globale pensée pour stimuler la créativité et l’échange.
Une ambition internationale
Depuis sa création, le Campus MaNa a accueilli des participants venus de France, d’Europe et d’ailleurs, confirmant son rayonnement croissant. Ce lieu aspire à devenir une référence mondiale pour les architectes et créateurs à la recherche de nouvelles perspectives. En associant excellence artisanale, innovation technologique et respect du patrimoine, il contribue à façonner des pratiques durables et visionnaires pour les générations futures.
Surcharge administrative, difficulté à trouver des clients, à communiquer… De nombreux artistes et artisans s’installent en Puisaye et se lancent dans la création. Mais comment vivent-ils réellement ? Réunis au Campus MaNa à Champignelles, ils témoignent.
Par Mila Gosseaume
Publié le 28 avril 2026 à 11h00
Poterie, peinture, sculpture...Terre d’artistes et d’artisans, la Puisaye se distingue par le nombre de personnes qui s'y installent et développent une activité de ce type. Mais ces professionnels parviennent-ils à vivre sereinement de leur activité ? Réunis au Campus MaNa de Champignelles ce samedi 25 avril pour une journée qui leur était dédiée, les concernés tentent d’éclairer cette réalité. Celle d’un quotidien baigné de création et d’ambition, en ruralité.
Depuis trois ans, Anne-Laure Remeyse s'est installée à Saint-Privé en tant que tapissier d'ameublement et abat-jouriste. Une forme d'artisanat vers laquelle elle s'est tournée, souhaitant se reconvertir dans un métier manuel. "J'aime le côté tapissier qui est physique avec la garniture du siège, et l'autre partie qui touche à la déco, aux tissus, aux belles matières", sourit l'intéressée. Mais comment en vivre ? "Les revenus sont irréguliers, mais ce n'est que le début ! Pour trouver des clients, il y a le bouche-à-oreille et les marchés d'artisans.
Suite de l'article en PDF